Tout est toujours de nouveau à commencer. À en juger par l'état du monde, le temps présent a de quoi donner le vertige. La perte des amarres et les repères qui se délitent, le recul ou la fin des certitudes ont fait naître le besoin d'un projet de société et d'une espérance.
D'où les multiples interrogations suscitées par Le temps désorienté, thème du 33e Colloque des intellectuels juifs de langue française.
Dans quelle mesure le renouvellement du temps est-il une désorientation, une dénaturation ou au contraire l'expérience d'une ère nouvelle qui accompagne, pour le meilleur et pour le pire, l'acquisition de connaissances inédites ?
Confrontés à la perpétuelle difficulté de penser la longue durée, nous devons nous interroger sur l'utopie comme appel de réalité, et redéfinir si possible le souci d'autrui face aux progrès technologiques, aux avancées de la science et aux modalités des désastres : le temps de la nature, le temps de la technique, le temps des hommes.
Au-delà d'un regard conjoncturel, les analyses réunies ici, venant d'horizons différents, donnent un éclairage original au débat actuel sur la fin de l'Histoire et son sens.
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